Allant de simple trackage jusqu’à un piège bien élaboré, les adeptes sont prêts à tout pour stopper le fléau des bots sur Ethereum. Depuis un certain temps, ces robogiciels s’enrichissent via le front running, qui leurs permet d’être inclus comme étant prioritaires dans un bloc. Même si la chasse aux bots est déclarée, ces agents virtuels restent très coriaces et difficiles à stopper.

Comment fonctionnent les bots sur Ethereum ?

Les bots sur Ethereum utilisent une méthode visant à placer une transaction en tête de file d’attente. En d’autres termes, ils utilisent la technique du front running et profitent du temps de validation pour effectuer une autre acquisition qui sera moins chargée en frais. En effet, ces robots vont placer une commande juste avant une grande circulation d’ETH sur Uniswap. Par la suite, une fois que le prix explose, ces agents logiciels vont les revendre et s’enrichir sur le dos d’Ethereum. Il faut savoir que ce genre d’achat favorise l’augmentation artificielle du cours d’une cryptomonnaie.

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Pour ce faire, ces bots vont à la recherche de nouveaux échanges, notamment sur Uniswap. Ils se positionnent juste après l’ajout d’une liquidité en chargeant leurs transactions de gas pour devenir prioritaires. Une fois qu’ils sont inclus dans le bloc, ces agents logiciels vont se procurer une grande quantité d’ETH, ce qui aura pour conséquences l’explosion du cours. Au fur et à mesure que le prix augmente, ces robotgiciels vont revendre leurs courtages à de nouveaux investisseurs tout en tirant profit de la hausse. Leurs commerces s’effectuent lorsque le prix est encore bas, ils peuvent ensuite profiter de la flambée des prix pour réaliser de gros bénéfices.

La chasse aux bots sur Ethereum est ouverte

Des développeurs ont récemment mis en place d’ingénieuses stratégies dans le but de piéger ces bots qui se font des millions sur Ethereum. Ils sont bien décidés à les stopper et ont mis au point ce qui semblerait être des solutions face à ces agents logiciels qui sèment la zizanie. Parmi les différentes tactiques déployées, on note celle des créateurs de KTN qui ont inséré un piège dans leurs codes. L’objectif est de bloquer les tentatives de front running sur le dépôt initial. Conséquemment, Kattana réussit à obtenir d’un bot le pump immédiat de ses jetons sans les inconvénients du dumping sur la vente au détail.

Alex Manuskin, quant à lui, décide d’attirer des bots via un honeypot afin de pouvoir analyser leurs fonctionnements et découvrir leurs failles. Pour ce faire, Manuskin effectue une transaction qu’un agent virtuel s’est empressé d’exploiter, cette touche lui a permis de l’étudier en profondeur. À partir des données recueillies, il a été démontré que ces front runners détiennent une grande précision et peuvent attaquer des schémas de transactions même complexes. Néanmoins, une dernière expérience, avec un contrat « owned », s’est avérée concluante. En effet, la combinaison d’un proxy propriétaire permet de garantir l’exclusivité d’une transaction. Ainsi, les bots, même avec un gas réduit, ne sont pas en mesure d’analyser les éléments concernant l’échange.

À noter que les robotgiciels évoluent depuis toujours sur Ethereum. D’une certaine manière, ils restent bénéfiques pour l’écosystème, à l’instar des bots qui assurent les prix sur les AMM. Cependant, il reste toujours ceux qui ne sont là que pour s’incruster dans le but de s’enrichir. Même si de nombreux pièges astucieux et efficaces ont déjà été mis en place, ces agents virtuels continuent de gagner régulièrement des milliers de dollars.