La version actuelle d’Ethereum (Ethereum 1.0) propose des frais de transaction déjà jugés insoutenables par quelques utilisateurs. Afin d’y remédier, les développeurs ont donc décidé de déployer une mise à jour majeure, visant à multiplier par 10 le nombre de transactions possibles par seconde.

L’énorme rénovation du protocole, portant le nom d’Ethereum 2.0, permettra de surpasser la restriction actuelle qui est de 7 à 15 transactions par seconde. L’objectif posé par les développeurs est de pouvoir conclure jusqu’à 100 000 accords chaque seconde. D’ici à ce que la nouvelle mise à niveau soit opérationnelle, les responsables ont décidé de se reposer sur le projet Optimism. Cette opération permet de déporter certaines transactions sur une autre chaîne grâce aux fameux rollups du projet.

Une mise à jour en plusieurs étapes

Ethereum dépendra du projet Optimism jusqu’à ce que l’Ethereum 2.0 soit opérationnel. Pour l’heure, les développeurs se chargent de la phase 0 qui concerne la beacon chain. Cette étape de la grande mise à niveau a commencé le 1er décembre 2020. Deux autres phases viendront après celui-ci, se portant respectivement sur la shard chain et l’EWASM. Malheureusement, la date à laquelle Ethereum 2.0 sera fonctionnel n’est pas encore connue.

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Concernant la phase en cours, elle consiste à transiter du consensus par preuve de travail (ou proof of work – PoW) vers le consensus par preuve d’enjeu (ou proof of stake – PoS). En utilisant le PoS pour valider les blocs de transaction, il ne sera plus nécessaire de recourir à de puissantes machines. Malgré cela, les développeurs ont décidé d’utiliser en parallèle les deux méthodes de confirmation afin d’assurer la continuité des chaînes.

« … En utilisant le PoS pour valider les blocs de transaction, il ne sera plus nécessaire de recourir à de puissantes machines… »

La prochaine étape vise à déployer des shard chains afin d’améliorer la scalabilité du réseau Ethereum. Le sharding se base sur l’accumulation des transactions par lot dans le but de les traiter plus rapidement.

Enfin, le dernier stade de la mise à jour a pour but de mettre en place l’EWASM (Ethereum Web Assembly). C’est un moteur d’exécution créé afin de succéder à la présente machine virtuelle Ethereum. L’EWASM aidera à augmenter les performances du réseau.

Ethereum 2.0, plus qu’une simple mise à jour

Outre l’amélioration de la capacité de traitement des transactions, cette mise à jour permettra aussi de diminuer les frais de transaction, en imposant des coûts fixes. Bien sûr, la grande partie des utilisateurs y voient un avantage certain. Cependant, les revenus des mineurs seront réduits. À cause de la venue d’Ethereum 2.0 et du passage du proof of work au proof of stake, le minage sera bientôt entièrement inutile.

Pour l’heure, Mikhail Kalinin, un développeur d’Ethereum, souhaite accélérer la mise en place de la V2 du réseau. Pour ce faire, il a décidé d’arrêter les travaux « sur d’autres initiatives » afin que « la fusion devienne le principal objectif des développeurs d’Ethereum », à la suite de la mise à jour London. Malgré le brouillard qui entoure Ethereum 2.0, il sera certainement très sollicité, augmentant ainsi considérablement le prix de l’ether, voire le doubler.